Voilà, c’est fini

Il a fini par partir de lui-même hier après-midi. Quand il n’y avait presque plus de sang et de douleurs, il a fait plouf au fond des cabinets. Et c’est peut-être ça le pire, de l’avoir vu. A l’écho ce matin, tout va bien. Il reste bien quelques débris mais ils partirons avec le retour des règles dans 4 à 6 semaines. Pas besoin de curetage. La fausse-couche est terminée. Voilà, c’était FIV 1.

Elle a déjà tourné sur la blogosphère PMA mais tant pis, la fille vous le remet. Parce qu’elle y parle bien de son désir d’enfant, parce que ça colle parfaitement à ce que la fille ressent aujourd’hui.

Encore une fois, merci pour vos mots.

Lettre à Dominique A

Mon Dom,

Je t’aime depuis longtemps, je te suis depuis tes débuts. A l’époque tu avais des cheveux et tu étais un peu moins dépressif. Tu me dois beaucoup. J’ai acheté tous tes albums, je couine à tous tes concerts. Si tu as les moyens de t’acheter tes guitares et de faire ton beau sur scène, c’est grâce à moi.

Aujourd’hui, je te donne l’occasion de t’acquitter de ta dette et de faire un geste qui donnera un sens à ta vie (tu pourras en faire tout plein de belles chansons). Aujourd’hui, je te propose de me donner ton sperme. Tu es une âme sensible, Dominique. Cette proposition, tu ne peux pas y rester indifférent. Le don, c’est la vie.

C’est super sympa de ma part parce que bon, soyons honnêtes, t’es pas Brad Pitt non plus. Mais j’ai compris que tu avais besoin d’aide et je suis comme ça, j’ai le coeur sur la main. Tu  ne peux que dire oui (et te sentir flatter). Reste à nous mettre d’accord sur les modalités. Rien ne vaut le sperme frais alors je propose la méthode artisanale. C’est pas que j’en ai envie, hein, mais bon, il faut ce qu’il faut (personnellement j’aurais préféré une FIV, c’est tellement plus pratique). J’ovulerai aux alentours du 24 Avril donc si tu es sur Paris à ce moment-là, je propose que nous procédions à notre échange de fluides dans l’hôtel de ton choix. Envois-moi tes trois derniers spermogrammes et s’ils sont bons, mon dedans de moi seras à toi.

Dominique, il faut tout de même que je te prévienne. Je suis méga bonne, spirituelle et drôle. En plus, j’ai le plus bel utérus de la planète Terre (sauf le col mais ça a été réparé) avec une glaire cervicale superbe (ça te fais pas rêver ça?). Après cette rencontre, tu vas mourir d’amour pour moi (c’est normal, ça fait ça à tout ceux qui me voit de l’intérieur). Sauf que mon coeur est déjà pris. Alors tu vas souffrir. Mais dis-toi que si tu fais bien ton boulot (me féconder), tu continueras de vivre en moi et que c’est un cadeau inestimable que je te fais. Tes gènes seront à jamais unis aux miens. Et puis, si tu veux, je te laisserai une copie de mon hystérosalpingographie comme ça tu pourras contempler ma magnificence utérine et te souvenir de ce moment heureux que nous aurons partagé (enfin, surtout toi, parce que moi c’est surtout pour te rendre service).

j’espère que tes larmes de joies ne t’empêche pas de lire cette lettre en entier. Non, tu ne rêve pas Dominique. Ma proposition est tout ce qu’il y a de plus honnête.

A bientôt, mon Dominou.

Big Bisous

La fille

La fille qui trouvait des chansons qui parlent de règles

Voici une chanson de Jeanne Cherhal qui prend un sens particulier quand on veut être enceinte et que ça ne vient pas. Pas sûre qu’elle y ait pensé en l’écrivant mais la fille si. Et ça la remue, ça lui trifouille les tripes, ça lui mouille les yeux. Et croyez-moi, lui faire monter les larmes avec un sujet pareil, c’était quand même pas gagné. A vos mouchoirs!

DOUZE FOIS PAR AN – Jeanne Cherhal

Douze fois par an régulièrement

Elle se tort de douleur

Se mord les doigts dans son lit

Étouffant ses cris

Elle a mal

Ce mal vif et lourd la tient nuit et jour

C’est ça être une femme

Un être de cher et de sang

C’est beau et pourtant

Ca fait mal

Que faut-il donc faire

Pour que de ses fers

de ce joug qui d’elle se joue

Elle se délivre

Seule dans son givre

Elle a froid

Ses larmes amères

Gouttes d’eau de mer

Glissent

Et coulent le long de son cou

Douleur abhorrée

Quand vas-tu filer

Elle a mal

Son ventre est un feu

Un volcan fiévreux

Qui crie à sa place

Les mots les angoisses

Que ses lèvres taisent

Alors dans sa braise

Elle a mal

Douze fois par an régulièrement

Elle se tort de douleur

Se mord les doigts dans son lit

Étouffant ses cris

Elle a mal

 

Edit: Plus la fille écoute ce morceau et- plus elle pense que Jeanne Cherhal y parle d’endométriose.