La fille qui allait passer à la télé

Andy Warhol l’avait dit : « A l’avenir tout le monde sera célèbre pendant un quart d’heure. » Pour la fille et son amie Audrey Malfione, ce sera Vendredi grâce au Magazine de la Santé sur France 5 (l’émission commence à 13h40). Elles y seront les invitées du jour (c’est pas la classe internationale ça?) et y parleront comme tu t’en doutes d’hémorroïdes. Un sujet qui nous concerne tous mais qui reste pourtant trop tabou.

Si tu bosses et que ton patron ne veut pas te filer ton après-midi pour que tu puisses mater leurs trombines, démissionne parce que c’est un scandale. Sinon, si tu tiens vraiment à ton post (mais on se demande bien pourquoi) tu pourras regarder l’émission en replay grâce au site de France 5 ou de ta box TV.

La fille te promets de ne pas trop te soûler avec promo du Guide de survie à l’usage des couples infertiles (n° 3 des meilleures ventes, rubrique sexo, sur Amazon ; elles ne sont pas peu fières) mais bon, là tu admettras que c’est une info capitale. La prochaine fois, elle te fera un vrai billet où  elle te racontera pourquoi elle attend les résultats du tri-test d’Ernest depuis un mois. Heureusement, elle sait qu’Ernest va bien grâce aux petits coups qu’il (ou elle) donne dans son dedans de elle.

Pour finir, la fille et Audrey M voudrait te remercier, toi, toi, et puis toi aussi, pour avoir parlé du livre sur ton blog ou à ta boulangère et/ou pour l’accueil chaleureux que tu lui a fait. Elles sont vraiment très touchées.

 

EDIT : Le replay de l’émission est ICI. Nos apparaissons vers 11,45 min. Bon visionnage.

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OYE OYE BRAVES GENS !

Lecteur, tu ne le sais pas encore mais mercredi 4 septembre 2013 aura lieu un événement de la plus haute importance. Mercredi, moi la fille (Audrey Leblanc de mon vrai nom) et mon amie Audrey Malfione, nous aurons l’honneur de te présenter le fruit de notre dur labeur. Ouais, parce qu’entre deux protocoles (IAC, IAD, FIV ICSI, FIV D, TEC… ne rayez aucune mention), entre deux noyades de chagrin dans l’alcool, entre deux séances de médisance sur Machine (cette pétasse qui tombe enceinte en C2) nous eu avons l’idée lumineuse (on étaient bourrées) de pondre un bouquin sur l’AMP.  Et le plus fou, c’est qu’un éditeur a bien voulu le publier (et pour ce qu’on en sait, il n’était pas bourré, lui).

Voilà, la bête.

Guide de survie à l'usage des couples infertiles, Audrey Leblanc et Audrey Malfione

Guide de survie à l’usage des couples infertiles, Audrey Leblanc et Audrey Malfione

Il est beau, hein? Pour te donner une idée du contenu, voici la 4ème de couverture :

10 à 15%  des couples souhaitant avoir un enfant consultent pour des problèmes d’infertilité.

Et pourtant, qu’est-ce qu’on se sent seul quand on apprend qu’on va devoir recours à la Procréation médicalement assistée (PMA) pour le faire notre môme. Entre les examens intrusifs, le diagnostic qui tombe comme un couperet, la découverte d’un monde ultra-médicalisé où l’humain est parfois oublié, l’incompréhension de l’entourage (qui lui, pond à tour de bras), les traitements qu’il faut mener de front avec sa vie professionnelle, la PMA ressemble à une jungle et nous à des naufragés.

Ce guide illustré se propose donc de défricher pour vous le parcours d’un couple infertile dans ce monde un peu flippant qu’est la PMA. Audrey Malfione (les dessins, c’est elle) et Audrey Leblanc (le texte, c’est elle) abordent avec humour et sans tabous les aspects médicaux, sociaux et psychologiques de l’infertilité. Car, oui, on peut rire même en PMA.

Alors là je sens lecteur que tu te poses tout plein de questions. Je vais donc tacher d’y répondre (non, ne me remercie pas).

Mais où peut-on se procurer cette merveille? 

Dans toutes les bonnes librairies, les grandes surfaces culturelles (Fnac, Cutura…) et bien sûr sur internet (Amazon, Fnac, Decitre et consort).

Combien de sous vais-je devoir débourser pour en faire l’acquisition? 

Mais même pas cher. 12,95 €, c’est limite donné pour un livre illustré (et il n’y a pas que 2 ou 3 dessins pour faire joli).

Ça se lit vite? Parce que moi, la lecture, bof… Et puis, il y a Castle qui reprend bientôt sur la 2…

Oui, ça se lit vite et si tu veux, tu même te contenter de regarder les illustrations, il y en a plein. Et plus, grâce à son petit format (poche), tu peux l’emporter partout y compris dans tes toilettes. Parfait pour occuper ces longs moments en solitaire.

Je ne suis pas infertile, puis-je l’acheter quand même? 

Bien sûr. Tu y es même fortement invité. Tu as forcément quelqu’un de ton entourage qui est concerné par l’infertilité et nous espérons qu’avec ce livre, tu comprendras un peu mieux ce qu’il ou elle vit.

Et si je m’en tape des infertiles? (Je suis la pétasse qui se reproduit en C2) 

Nous, tout ce qui nous intéresse, c’est de toucher le fric à la fin, tu peux toujours l’offrir.

Même à ma belle-mère? 

Heu… oui. Pourquoi tu ne pourrais pas?

Je peux pas l’encadrer, c’est bientôt son anniversaire et je veux lui faire un cadeau bien pourri.

Ha. Alors non, va donc plutôt lui dégoter un vase bien moche dans une brocante. Ou un canevas qui représente des biches.

Je n’ai pas aimé. Puis-je me servir du livre pour caler la table de la cuisine qui est branlante? 

Notre conscience écologique nous pousse à te répondre par l’affirmative (mais ça nous déchire le coeur).  Nous te  suggérons aussi de l’envoyer à la tronche de ta moitié lors de votre prochaine engueulade. Le Guide de survie à l’usage des couples infertiles a la taille idéale pour bien marquer ta profonde exaspération tout en préservant son intégrité faciale. Ainsi la réconciliation n’en sera que meilleure (testé et approuvé par nous-même).

J’ai adoré. Puis-je en parler sur mon blog, sur Facebook, sur Tweeter et à ma  boulangère? 

Bien sûr. Tu peux aussi le caser dans ta bibliothèque, bien en vu entre ton édition originale de l’Education sentimentale de Flaubert et les oeuvres complètes de Nabokov dans La Pléiade.

Je suis pauvre. Puis-je le voler? 

Non, le vol est  sévèrement puni par la loi. Et puis, c’est mal. D’ailleurs, nous aussi, nous sommes pauvres. Pas plus tard qu’hier, nous avons fait les poubelles de Labrousse pour y récupérer des épluchures de légumes moisis. On en a fait la soupe de la semaine (on y ajoute du gravier pour un peu plus de consistance). On a besoin de manger. Acheter le Guide de survie à l’usage de couples infertiles, c’est un peu comme participer à un Audreython. Tu fais une bonne action qui te mènera tout droit au Paradis.

Bon, mais avoue, vous avez couché pour vous faire éditer? Non, parce qu’on le sait, les manuscrits envoyés par La Poste ne sont même pas lus. Faut coucher ou être le fils de, hein, hein, hein? 

Dans la mesure ou nos Papas et nos Mamans sont susceptibles de lire cet article (nos mecs aussi mais eux, ils ne se font plus beaucoup d’illusions sur nous), nous ne souhaitons pas répondre à cette question (sachez qu’effectivement, nous n’avons pas utilisé l’envoi postale). Merci de respecter notre vie privée.

Je suis un liker compulsif, vous avez un compte Facebook?

Mais grave. C’est . Tu peux liker dès aujourd’hui autant que tu veux. En plus tu peux découvrir en avant-première des illustrations et des extraits du livre jusqu’à sa sortie officielle. Le 4 septembre, on t’a dit?

Et vous allez passer chez Ruquier ou chez Ardisson? 

Nous avons envoyé des photos de nous nues à Ardisson et des photos de nos mecs nus à Ruquier, nous attendons les réponses.

Ah ouais, d’accord. Vous allez vous la péter. 

Un peu, mon neveux qu’on va se la péter. Bientôt on boira du Dom Pérignon, on tapera de la coke a et on fera des partouzes avec tout le gratin germanopratin, autant te dire qu’on ne jouera plus dans la même cours que toi, manant. En attendant, on s’est trouvé un petit job sympa et plutôt pas mal payé (le smic), nettoyer les toilettes de la salle municipale de Labrousse mais c’est juste pour passer le temps avant de devenir riches et célèbres.

Si tu as d’autres questions, tu n’hésites pas à les poser en commentaire sur ce blog ou sur la page Facebook du Guide de survie à l’usage des couples infertiles. Pour  les insultes, merci de les adresser directement à notre maison d’édition, JACOB-DUVERNET (Luc, ne nous remerciez pas, c’est de bonne grâce).

Et pour te faire une idée du travail d’illustratrice d’Audrey Malfione, c’est là : www.odrey.fr

P.S. Il est à noter que sur les sites de ventes en lignes du type Amazon, Fnac et consort, le livre est annoncé à 15, 90 € mais c’est une erreur ( en plus, ils ont zappé de mettre mon nom où ils m’ont rebaptiser Alexandra, cette bande de nases) mais le livre sera bien vendu à 12,95 €.

Edit du 31/08 : Le GSUCI est dors-et-déjà disponible sur internet, au bon prix (12,95€ ou 12,30€ avec les 5% de réduction) mais en rupture de stock chez Amazon (ouais, on va être riches !). Sa sortie en librairie reste prévue pour le 4 Septembre. Un grand merci de notre part à Audrey Malfione et moi pour votre accueil ici ou sur Facebook. Et souvenez-vous, si vous aimez le livre, tout le mérite nous en revient, dans le cas contraire tout est de la faute de notre éditeur.

La fille qui avait vu tourner la roue

On ne va pas s’emballer, cette salope de roue peut encore se bloquer, voire repartir en sens inverse. Mais pour l’instant, elle tourne, ELLE TOURNE, BORDEL !

Après des années à essayer de trouve du sens à ce qui n’en a pas, que ce soit en matière d’infertilité ou autre, voilà que pour une fois, quelque chose se passe normalement dans la vie de l’homme et la fille. Voilà, la fille est enceinte et tout va bien. Elle en pleurerait tellement elle avait renoncé à  pourvoir écrire ça un jour.

Aujourd’hui, elle en est à 14 semaines de grossesse. Il y a deux semaines, à l’écho des 12 SA qui a eu lieu à 14 SA, ils ont pu voir un beau fœtus, Ernest,  de 7,7 cm tête-cul avec tout ce qu’il faut là où il faut. Ernest bouge bien mais pas trop non plus, faudrait voir à pas trop se fatiguer (c’est bien, c’est une feignasse comme ses parents), il leur a fait coucou de sa minuscule main et il a même ouvert grand la bouche pour avaler une grande goulée de liquide amniotique (c’est bien, c’est un morfale comme ses parents). Ernest est peut-être bien une fille (encore un peu tôt pour le dire) mais si c’est le cas, on l’appellera quand même Ernest parce que c’est un hommage à Hemingway rapport au fait qu’il était alcoolique et dépressif et qu’il a fini par  se suicider (accessoirement il a écrit des livres). Un message d’espoir en  somme. Quoiqu’il en soit, Ernest a une clarté nucale fine ce qui  ne garantie pas à 100% qu’il n’est pas porteur de la trisomie 21 mais est plutôt très bon signe. On attend sagement les résultats du tri-test pour la fin du mois (on aurait pu les avoir avant mais la gynéco est en vacances) (t’as remarque toi aussi comme  sa gynéco a une conscience professionnelle douteuse? Genre elle tombe malade et elle prend des vacances ! Genre comme tout le monde !) . La fille elle aussi, est en pleine forme. Elle a de bonnes réserves de fer (c’est bien), elle n’est toujours pas immunisée contre la toxo (c’est très bien) et elle n’a pas pris 230 kilos (c’est très, très bien).

Un truc quand même la chagrine (il en fallait bien un) : ses cheveux (oui, tu le sais, le fille vit un vrai drame capillaire). On avait vendu à la fille que pendant la grossesse, elle allait pouvoir faire la grève du shampoing tellement ils seraient beaux et brillants (mais pas gras) et doux mais surtout qu’ils allaient arrêté de tomber (pour mieux se venger après accouchement). On lui a menti. Bon, certes, c’est vrai, elle se lave sa tignasse moins souvent, elle est passée d’un shampouinage un jour sur deux à un jour sur trois (youhou !). Pour la brillance, elle ne voit pas de différence. Par contre, niveau chute de cheveux, c’est pire. Elle les perd par poignées. Une catastrophe. Si ça continue à ce rythme, elle devra vendre Ernest sur E-bay à sa naissance pour pouvoir s’offrir une perruque (c’est l’instinct maternel qui parle là, c’est beau quand même).  Et là, la fille se demande, c’est quoi cette arnaque (pas l’instinct maternel, la chute de cheveux)? C’est quoi ce foutage de gueule? Remboursez ! 7 ans et demi, d’illusions capillaires qui s’effondre, c’est dur. Parce que oui, la fille a voulu se faire engrosser juste pour avoir de beaux cheveux comme les pouffes des magazines (bah, si elle avait su, elle se serait pas fait chiée à aller en PMA).

Sans transition, l’homme et la fille ont commencé les annonces (t’as, vu? la fille cause comme à  la télé). Bizarrement, ce qui semble passionner les gens, c’est les nausées et les vomissements. Quand la fille répond qu’elle n’a pas vomi une seule  fois et que oui, bon, les nausées, elle en a eu mais pas très longtemps et jamais très fortes, certains ont l’air déçu. « Mais t’as bien eu des dégoûts? ou des envies? ». Nan, rien de tout ça. A moins que l’heure qu’elle a passé sur internet à essayer de savoir si il existe de la bière sans alcool vraiment sans alcool ait à voir avec les envies de femmes  enceintes. D’ailleurs, lecteur, sache que non, la bière sans alcool vraiment sans alcool, ça n’existe pas. La législation française autorise à appeler bière sans alcool des bières contenant moins de 2 degrés d’alcool sans que le fabriquant soit tenu d’en préciser la teneur exacte. Oui, la fille aussi trouve ça moche. Au final, elle a halluciné sur le nombre de femmes enceintes qui pensent qu’un petit verre de pinard ou de cidre de temps en temps, ça peut pas faire de mal à leur bébé (alors la bière sans alcool avec de l’alcool, tu penses). Et la fille de se demander si elles mettraient du rhum  dans le biberon de leur mioche  de 3 kilos et plus (bah, de temps en temps, ça peut pas faire de mal)? Et si non, alors pourquoi elles trouvent normal d’alcooliser un fœtus de quelques centaines de grammes au moment où il est en train de fabriquer tout ses organes dont son cerveau? Remarque, en lisant certains forums, tu te ran conte kon peu vivr tré bien sen cervo. LOL. PTDR. Hihhihi.

Pour en revenir aux annonces (oui, parce que l’air de rien, il y a de la suite dans les idées de ce billet), outre les questions sur les nausées, c’est quand même étrange comme moment. D’un côté, les gens ont l’air vraiment contents pour l’homme et la fille (une fois passée  la déception que celle-ci ne vomisse pas) et ça touche beaucoup la fille. De l’autre, tout ça a l’air tellement normal, banal pour eux. Tellement normal que certains qui avaient dépensé énormément d’énergie à ne surtout pas aborder la question de l’AMP (la quoi?) ou de la fausse-couche (hein?) avec eux, n’hésitent à leur donner des  conseils sur les trucs à ne surtout pas faire sous peine de voir leur gosse devenir délinquant voire serial killer voire Zaz (en guise d’exemple, dormir dans la même chambre que leur gosse, ne pas dormir dans le même chambre que leur gosse, lui donner le sein, ne pas lui donner le sein, lui filer la tétine, ne pas lui filer la tétine, utiliser une écharpe de portage, ne pas utiliser une écharpe de portage, le laisser pleurer, ne pas le laisser pleurer , lui faire écouter du Zaz (là, les avis sont unanimes), commencer la diversification alimentaire par les fruits, la commencer par les légumes, le louer à des pédophiles). La fille doit être un peu rancunières, parce que ceux-là, elle se serait bien contentée de leur envoyer une carte postale pour leur annoncer la mention très bien d’Ernest au bac (peut-être même qu’elle aurait attendu son prix Nobel de Médecine). Mais l’homme, lui, n’est pas rancunier.

Donc voilà, elle se retrouve propulsée dans un monde dont elle s’est sentie exclue pendant longtemps, celui des gens qui font des gosses. Elle a du mal à s’y faire. Pas qu’elle soit pas heureuse (vu comment ils se sont fait chier avec l’homme, se serait quand même un comble), mais on ne tire pas un trait comme  ça sur des années à regarder le ventre  des autres pousser en noyant son chagrin dans la bière (avec alcool).  Elle a encore le réflexe d’envier les femmes enceintes qu’elle croise dans la rue. Elle a encore ce pincement au cœur quand elle apprend une grossesse dans son entourage (même si c’est vrai qu’il est beaucoup moins fort qu’avant). Elle a plus souvent l’impression de jouer à la femme  enceinte que de l’être vraiment. Quelque part, les gens vont plus vite qu’elle. Ils veulent savoir si avec l’homme, ils veulent connaitre le sexe, s’ils ont choisi le prénom du bébé, s’ils ont commencé les achats, tout ça, tout ça (les réponses sont oui, non, non et tout ça, tout ça) … La fille en est encore a se pincer pour être certaine qu’elle rêve pas et à considérer comme une victoire le fait de s’être autorisée à enfin s’acheter des soutien-gorges à sa taille (il était temps, elle est passée d’un bonnet B à un bonnet D) et encore en se signant pour pas que ça lui porte la poisse (pur l’instant non et ses seins lui disent merci).

Avant de clore cet excellentissime billet (merci, les cheville  vont bien), la fille voudrait quand même te dire, lectrice qui attend ton tour sans savoir s’il arrivera, qu’elle pense à toi et que tout ce qu’elle te souhaite, c’est que ta roue tourne aussi. Encore plus vite et plus facilement que celle de la fille, si possible. Elle pense que tu te diras peut-être que ça te fait une belle jambe (c’est ce qu’elle se disait quand elle était à ta place) mais peut-être que c’est important de te l’écrire quand même (parce qu’elle se souvient que ça lui a fait plaisir de le lire chez les autres). Et puis surtout, parce que c’est sincère. Elle n’oublie que pas que ce qui la différencie de toi, c’est juste de la chance. Elle espère que tu auras la même qu’elle.

Des news de la fille mais vite fait

Samedi dernier aurait du avoir lieu l’écho des 11 semaines de grossesse (13 SA) qui normalement a lieu à 10 semaines de grossesse (12 SA). Bon mais pas de bol, sa gynéco étant malade, le rendez-vous est reporté à samedi prochain.

Physiquement, RAS. Pas de nausées (elles ont cessé pile au moment où elles étaient censées être à leur max), pas de ventre tendu (elle a dégonflé en arrêtant l’utro la semaine dernière), pas de prise de poids (là, tu me diras tant mieux), des seins toujours gonflés avec des veines très apparentes (heureusement qu’ils sont là, elles les aime).

Psychologiquement, c’est compliqué. La fille fait pas mal de cauchemars en rapport avec sa grossesse et surtout la fin prématurée de sa grossesse. Par rapport au don de sperme, ses sentiments sont assez ambivalents : une immense gratitude envers le donneur (et tous les donneurs d’une façon générale ) et, parfois beaucoup de tristesse en pensant que ce bébé-là (ni aucun autre d’ailleurs) ne ressemblera à son père (ça mériterait sans doute un billet). Globalement, la fille n’arrive toujours pas à s’autoriser à se réjouir complètement. Elle se trimbale toujours avec des serviettes hygiéniques dans son sac au cas où la fausse-couche commencerait quand elle est à l’extérieur et à chaque fois que son utérus tiraille ou se contracte, elle se dit que « ça y est, c’est pour maintenant ». Pour te dire à quel point, elle est gravement atteinte, quand la fille va à la selle et qu’elle doit pousser un peu (bon appétit), après, elle vérifie toujours qu’elle n’a pas perdu son embryon (qui normalement est devenu un foetus) dans la foulée (oui, c’est débile, elle le sait, ça en l’empêche pas de le faire quand même).

Bon, à part ça, la fille va très bien (si, si). Elle mesure sa chance et elle espère que ça va continuer comme ça. L’homme, lui, est à fond. Il a  baptisé  leur futur progéniture (non, elle ne te dira rien) et lui parle tous les soirs.  Pour l’instant, ils n’ont fait aucune annonce, ils attendent l’écho des 12 SA (qui aura donc lieu à  14 SA) pour commencer à le dire. La fille attendrait bien l’accouchement mais il parait que ça pourrait être mal pris et puis soyons réaliste, à un moment ça devrait finir par se voir. Donc a moins qu’elle vive recluse pendant les 6 mois à venir, ça va être compliqué de garder le secret. et puis, bon, la fille se dit que le fait que l’entourage proche et moins proche le sache, ça va peut-être l’aider à réaliser un peu mieux.

Voilà, en gros les dernières nouvelles. Bon, la fille te laisse, elle retourne faire de l’apnée.

Pendant ce temps-là à Vera Cruz # 2

  • T’as vu, lecteur? C’est l’été ! Genre, il fait beau et chaud et genre ça va durer plus de deux jours. C’est pas top, ça?
  • Sinon, la fille en est à 8 semaines de grossesse. Enfin, ça c’est la théorie parce qu’en vrai, elle a pas l’impression d’être enceinte. Elle pense d’ailleurs qu’elle a juste une phase lutéale très, très longue mais que d’un jour à l’autre ses règles vont débarquer.
  • Ceci dit, il faut bien admettre qu’elle a pris des nichons (l’homme est heureux) et qu’elle a un peu plus de mal a fermer ses futes (surtout le soir).
  • Elle a du sacrifier plusieurs culottes à l’autel de l’Utrogestan et ce malgré le port constant de protèges-slips (Vania dit merci à l’ Utrogestan);
  • Elle a les neurones en grève. Ca fait trois semaines qu’elle s’endort sur le  même  bouquin.
  • Elle croit qu’elle a des envies de femmes enceintes : elle a envie de bière fraîche, de vin rouge, de fromage au  lait cru et de saucisson. Ah ouais, elle fantasme aussi sur des sashimis.
  • Elle s’est fait une bosse au crane en passant le balai (elle s’est cogné la tête contre le rebord du Velux). On ne dira jamais à quel  point faire le ménage est mauvais pour la santé.
  • L’homme est passé à la cigarette électronique. Il en est très content.
  • Mais comme à chaque fois qu’il arrête de fumer (des vrais clopes, s’entend), il a des aphtes énormes plein la bouche. Ironie de l’histoire, le seul médicament qui le soulage efficacement a parmi ses effets secondaires, l’azoospermie (réversible à l’arrêt du traitement, heureusement pour les mecs qui n’étaient pas stériles avant d’en prendre). Ça les fait marrer.
  • Le  frère de la fille passionne les ORL parce que son audition joue au yoyo de manière tout à fait improbable. Du coup, il est sous cortisone pendant 6 mois pour soigner une maladie qu’il n’a probablement pas. Son ORL s’éclate à chercher, son frère un peu moins.
  • La fille a testé la coloration végétale pour cacher ses cheveux blancs. Ça marche bien mais alors qu’est-ce que c’est long à  poser ! Elle a bien du rester deux heures avec du cellophane sur la tête à feuilleter Closer (ouais, parce que ça ne se lit pas ce truc quand même). C’est long deux heures à feuilleter Closer (en même temps, elle n’avait qu’à  pas oublier son bouquin sur lequel elle s’endort depuis trois semaines).
  • Elle sait pas toi, mais la fille a le dernier tube de Daft Punk dans la tête en permanence. Et comme  elle a le coeur sur la main, elle partage avec toi.

PS : La fille file en Britanie demain alors ne t’étonnes pas si elle ne répond pas tout de suite à tes commentaires. Et promis, la prochaine fois, elle te pond un vrai billet.

La fille Carambar

C’est l’histoire d’un optimiste qui croise un pessimiste. L’optimiste demande : « alors comment ça? » et le pessimiste répond : « Ohlala, ça va pas du tout. Ma femme m’a quitté, je viens de me faire licencier, j’ai  pas une thune et mon chien vient de mourir. Non vraiment, ça peut pas aller plus mal.  » L’optimiste lui tapote alors sur le dos et lui dit : « Mais si, mais si. »

Là, normalement, lecteur, tu ris.

Si, si, tu ris.

Lecteur, c’est la blague préférée de la mère de la fille (oui, voilà, tu comprends mieux) alors fais un effort. Tu ris donc. Tu es hilare même. Ça fait plaisir à sa môman.

Il y a quelques temps (après son cancer), la fille  a décidé de s’essayer à l’optimisme  pour voir. L’optimisme pour la fille, ça ne veut pas dire croire que tout va aller bien mais que que tout n’ira pas mal, que rien n’est jamais tout noir et savoir apprécier ce qui va bien.

C’est ce qu’elle tente de faire avec cette nouvelle grossesse. Rien ne lui dit que tout ira bien mais comme rien ne lui dit le contraire (à part ses vieux réflexes de pessimiste) et bien elle prend. Elle est enceinte pour la deuxième fois de sa vie, et même si ça se devait se finir en fausse-couche, ces moments qu’elle vit, on ne les lui rependra pas. C’est à elle. Tout comme les souvenirs de sa première grossesse (pourtant plus chaotique que celle-ci) lui appartiennent.

Après son optimisme ne lui permet pas de voir au-delà du 21 juin (jour de l’écho si t’as pas suivi). Faudrait  pas pousser non plus. Elle a une réputation à tenir. Il ne lui permet pas non plus de sortir le livre sur la grossesse que lui avait filé une copine, ni de prendre rendez-vous avec une sage-femme pour son suivi de grossesse (elle en a un peu marre des gynécologues), ni de s’inscrire à la maternité.

Mais bon, c’est normal, elle débute en optimisme, elle a encore beaucoup à apprendre.

La fille qui allait mettre l’AMP en pause

4795.

Quatre-mille-sept-cent-quatre-vingt-quinze.

C’était le taux de béta-hCG de la fille, hier. A tout juste 3 semaines de grossesse (5 SA pour les aménorrhéophiles). C’est deux fois plus que ce qu’elle avait atteint à 5 SG la fois précédente. Autant te dire que la fille a poussé un grand OUF de soulagement et que pour la première fois, elle s’est autorisée à ressentir de la joie.

Oui, parce que jusque là, lecteur, elle était surtout circonspecte. Voire dubitative. Voire septique. C’est bien simple, avec l’homme, ils  osaient à peine aborder le sujet. Comme si d’évoquer le fait que la fille soit enceinte allait entraîner une fausse-couche dans le demi-heure qui suit. Mais leur tas de cellules, leur début de vie, il est bien là et il mérite qu’on lui fasse un peu de place. De toute façon, la fille sait bien que s’il doit se passer quelque chose, ça se passera et que le fait de s’être rongé les ongles jusqu’à la moelle ne l’empêchera pas d’avoir mal par la suite.

C’est bizarre la vie. Il y a encore 15 jours, la fille parlait d’arrêter la PMA. Pas de façon définitive mais suffisamment longtemps pour ne plus avoir l’impression de vivre en fonction d’elle. Elle en était même  se demander si elle voulait toujours avoir des enfants. Du moins comme ça, à ce prix-là. Elle rêvait de vivre une année sans cancer, sans traitements, sans échecs, sans chat malade,  une année pour prendre soin d’elle et de son couple et être de nouveau normale. Une année à ne pas attendre. Des pauses PMA, elle en avait déjà fait (des longues)  mais elles lui avaient toujours été imposées par les circonstances (don de sperme, cancers, lenteur de son centre, fausse-couche…). Là, elle voulait dire elle même « stop ». Choisir d’y aller ou pas. En l’occurrence pas.

Et puis voilà que contre toute attente, elle est passée du côté obscur de la force. Elle va te dire quelque chose qui va peut-être te choquer lecteur  (enfin, elle espère quand même que non) mais quand elle a fait son test de grossesse et qu’il s’est révéler faussement négatif, la fille était déçue mais surtout soulagé parce qu’elle pouvoir reprendre le contrôle de sa vie. Toute la question était de savoir si elle enchaînait TEC 3 (histoire d’être débarrassée) ou si elle le reportait à la Saint-Glinglin (histoire de reprendre  la PMA en douceur quand elle se sentirait prête).

Ne te méprend pas, elle est très heureuse d’être enceinte (même si pour l’instant elle ne réalise pas franchement) et elle ne retournerait en arrière pour rien au monde. Elle est pleine de gratitude pour son embryon, pour le donneur, pour l’homme qui a été son meilleur soutien pendant toutes ces années,  pour l’AMP, pour les frottis, pour la médecine qui  lui  permis de conserver son utérus, pour ses ovaires qui ont fait du bon boulot, pour son endomètre « magnifique », pour sa glaire cervicale qui ne sert strictement à rien vu qu’elle ne trimbalera jamais de spermatozoïdes mais que ça fait plaisir quand même, elle est même pleine de gratitude pour son adénocarcinome  qui lui a rappelé à quel point elle aimait vivre et qu’avec ou sans enfants, elle avait de la chance d’être là, pour le chocolat.

Ouais, la fille n’est que gratitude (et douleurs aux nichons) (et envie de pioncer).

la fille qui avait décollé

Pas de suspens aujourd’hui, la fille a refait une prise de sang aujourd’hui et le taux est bon. Il est très bon même puisqu’en 48 heures sa hCG est passée de 326 à 881 UI.

La fille voulait te remercier pour tous tes mots. Elle ne te répond pas individuellement parce que tu es beaucoup mais ça l’a beaucoup touché. Comme à chaque fois que tu laisse une trace de toi par ici. « Que serais-je sans toi? » se demandait Jean ferrat (qui reprenait Louis Aragon) et la fille se pose la même question. Que serait ce blog sans toi, lecteur? Rien ou pas grand chose. T’es quand même la crème des lecteurs. Tu lui proposes une foultitude de solutions pour la  sauver de la dépression capillaire, tu ris à ces blagues (et tu as bien du mérites, l’homme lui ne fait même plus semblant), tu pleures avec elle quand elle a le moral dans les chaussettes (trouées), tu l’encourages et tu es encore là quand la fille a un coup de bol monstre alors que pour certains d’entre toi, ça te crève sans doute le cœur (et crois bien qu’elle te comprend). Vraiment, merci.

La fille s’en veut un peu de t’avoir embrouillé lors que son post précédent. En fait, c’était pas vraiment le but. Elle voulait juste souligner l’était d’esprit dans lequel elle était en allant chercher son premier dosage hCG. Tout ça à cause d’un test de grossesse défectueux dont par égare pour son image nous tairons la marque (Easy Test). Elle avait une chance sur cent pour que ça arrive et c’est tombé sur elle. Note bien lecteur, qu’elle  préfère que ce soit dans ce sens là que dans l’autre.

Tout à l’heure en allant chercher son nouveau résultat, elle se disait que le labo s’était sans doute planté, qu’ils avaient  du échanger des fioles de sang et que mardi pendant que la fille clignait des yeux sur son 326 en pesant avoir une hallu, une autre meuf pleurait à chaudes larmes sur son négatif (qui en fait était celui de la fille). Bah, c’est possible, elle recevait bien les relevés bancaires d’une homonyme quand elle était à la fac. La voilà rassurée (au moins sur la compétence de son labo).

Sinon, lecteur, la fille tient à t’informer qu’elle ne fume plus. Et qu’elle achète du fromage au lait pasteurisé. Par contre, elle continue la vodka et la coke parce que faut pas déconner, elle peut pas tout arrêter d’un seul coup. Elle scrute ses symptôme aussi. Elle a de petites nausées, ses seins lui font un peu mal et elle rote (bah, là, elle t’avoue qu’elle ne comprend pas bien pourquoi mais ça lui avait fait ça aussi la première fois).

La suite, c’est une nouvelle prise de sang mardi prochain et, si tout va bien, une écho pour la cinquième semaine de grossesse.  Elle a hâte d’y être.

La fille qui avait passée un dimanche de merde

Quand la fille a fait pipi sur un test de grossesse dimanche matin (à 14 dpo) et qu’il est resté négatif, la fille s’est dit :

– Les signes, c’est de la merde. C’est pas parce qu’on te colle un embryon dans l’utérus 14 ans jour pour jour après que son père est mis sa langue dans ta bouche, qu’il va y squatter.

– La fête des mères, c’est de la merde. Pendant que les 3/4 de la blogosphère a plongé dans un coma diabétique (trop de guimauve tue la guimauve), elle apprend qu’elle n’est pas enceinte. Et puis sa mère à elle ne répond pas au téléphone.

– Passer un deal avec son embryon, c’est de la merde. Elle lui avait promis que s’il s’accrochait, elle arrêterait de fumer. Les embryons se fichent comme de l’an 40 que leurs mères meurent d’un cancer. Du coup la fille a fumé comme un pompier.

– Les vagues de positifs sur le net, c’est de la merde. La seule vague qui a emporté la fille, c’est celle des fausses couches fin 2012. Année 2013, année des fraises, mon oeil, oui. En plus la rime est pourrie.

– Les chats, c’est de la merde. T’en prends un tout mignon et jeune en te disant qu’il vivra longtemps et en bonne santé et il trouve le moyen de choper un cancer (peu probable parce qu’il est jeune avait dit le véto). Tu fais tout ce qu’il faut pour le soigner et quand enfin, on te dit qu’il est guéri, il se chope une insuffisance rénale aigüe. Il a de bonnes chances de s’en sortir, il est jeune avait dit le véto. Il est mort.

– L’AMP, c’est de la merde. L’homme et la fille calculent que comme il faut laisser un cycle de repos entre deux stimulations (dixit leur centre), le prochain TEC tomberait tout pile pendant les noces de Bernard et Bianca. Et comme le centre ferme au mois d’août, ça veut dire prochaine décongélation sur le cycle de septembre.

– Le temps, c’est de la merde. Putain, ils ont même rallumé le chauffage quand le thermomètre du salon a affiché 16°. Remarque, c’est raccord avec son moral toute cette pluie et cette grisaille.

– Sa vie, c’est de la merde. D’ailleurs elle a envie de tout envoyer bouler. Tout (sauf l’homme quand même). Et d’aller vivre dans la Creuse.

– Ses tennis, c’est de la merde. Elles ont à peine fait une saison qu’elles sont déjà foutues. Oui, on s’égare mais la fille râle si elle veut.

Autant te dire lecteur que lorsque la fille est allée faire sa prise de sang ce matin, elle ne se faisait aucune illusion sur le résultat. D’ailleurs, elle n’y est allée que parce que son centre d’AMP exige une prise de sang. On ne la lui fait pas, elle connait son corps, c’est mort. Et puis, elle le sait, c’est tout.

Alors quand en sortant du labo (sous la pluie), elle a lu 326 UI/l, elle s’est dit qu’elle avait une hallucination. Elle a regardé le double des résultats, même nombre. Elle vérifie son nom, son adresse, le nom  de son hôpital, un signe, n’importe quoi qui prouverait qu’ils se sont trompés quelque part mais non. Il pleut et la fille est enceinte.

Conclusion : l’intuition de la fille, c’est de la merde. Et les tests de grossesse vendus en pharmacie aussi.

C’est la lutteuuuuh finaaaaaleuuuuuuuuuh

Lecteur, si tu es infertile, il t’arrive peut-être de t’énerver tout seul devant ta télé quand le sujet de l’AMP et de façon générale de l’infertilité (qui ne mène pas forcément en AMP) est abordé. Tu tu dis sans doute « mais c’est qui tout ces cons qui parlent sans savoir et qui s’expriment à notre place à nous les infertiles ! » (oui, lecteur, tu es un peu vulgaire).

Le collectif B-AMP pense que plutôt que de s’énerver tout seul dans notre coin, on pourrait le faire tous ensemble (tous ensemble, hey, hey) et faire entendre notre voix auprès des autorités compétentes afin d’améliorer la qualité des soins et l’écoute des couples infertiles engagés dans un parcours d’AMP.

B-AMP, c’est pour Blog-Assistance Médicale à la Procréation.

Non, ne t’enfuis pas lecteur non blogueur.  Le collectif concerne tout ceux et toutes celles qui se sentent concernés qu’ils soient hommes ou femmes, qu’ils bloguent ou pas. j’ai même  envie de te dire que même  si tu es fertile (veinard) mais que tu souhaite apporter ton aide et ton soutien, le collectif est aussi pour toi.

Contrairement à ce que la fille a pu lire sur la blogosphère (parfois), le but premier du collectif n’est pas d’échanger et de soutenir les uns les autres (ça en fait partie bien sûr), non sa vocation c’est vraiment de revendiquer. Parce que si nous, patients, on reste dans notre coin à pleurer que l’AMP en France, c’est tout nul, rien ne changera. Et parce que j’aime mon pays (ouais, t’as vu? la fille peut parler d’elle à la  première personne du singulier), et parce que je suis attachée au fait que les soins y compris ceux concernant l’infertilité soient accessibles au plus grand nombre quels que soient leurs revenus mais aussi parce que je reste lucide sur le fait de l’AMP française ne va pas très bien et qu’il y a plein de choses à améliorer (et qui parfois ne coûteraient pas un sous à la sécu), je dis prenons la parole et tapons du point sur la table quand c’est nécessaire.

Indignez-vous qu’il disait Stéphane Hessel. Et après il a dit Engagez-vous (et après il est mort mais il n’y a pas de lien de cause à effet, c’est juste qu’il était vieux).

Voilà, tu sais tout lecteur. On dit merci à Froggy, Irouwen et Kaymet d’avoir fait naître le collectif. Et on va voir ici le  blog du collectif.

Une dernière chose et après, je te fiche la paix : collectif, ça veut dire collectif. A partir du moment où tu le rejoins,  ta voix vaut autant que celle de n’importe quelle autre membre du collectif. Les décisions seront prises de façon collégiale.

Ayé, tu peux reprendre une activité normale.